
Vous travaillez avec une IA depuis plusieurs mois. Elle sait qui vous êtes, ce que vous faites, sur quoi vous travaillez. Puis un autre modèle sort, un prix change, un outil vous convient moins : changer, c’est tout réexpliquer. Beaucoup d’indépendants restent avec l’outil qu’ils ont par peur de repartir de zéro.
Aujourd’hui, je travaille avec plusieurs modèles. Claude est celui que j’utilise le plus, mais sur certains sujets je fais travailler plusieurs IA, par exemple Claude et GPT, pour améliorer un process ou une automatisation et optimiser le résultat. Ça n’est possible que parce que ma mémoire ne vit pas à l’intérieur de l’une d’elles.
En bref : si votre mémoire vit dans vos fichiers et pas à l’intérieur d’une IA, vous pouvez changer d’IA, ou en utiliser plusieurs, sans tout réexpliquer. Il y a des limites : ce qui se branche dépend de l’outil et de son abonnement.
Quand la mémoire est dans l’outil
Chaque outil, ChatGPT d’OpenAI, Claude d’Anthropic, Gemini de Google, Copilot de Microsoft, Le Chat de Mistral AI, garde ce que vous lui dites dans ses conversations, selon les réglages que propose chaque application. C’est pratique tant que vous restez dans le même outil, même s’il lui arrive de perdre le fil. Mais ce que vous avez construit reste dans l’outil : en changer, c’est tout réexpliquer, ou recommencer.
C’est aussi ce qui vous attache : on ne choisit plus l’outil qui convient le mieux, on garde celui qui connaît déjà tout de vous.
Une mémoire qui vit chez vous
L’autre approche consiste à garder votre mémoire dans des fichiers, qui vous appartiennent et que vous pouvez lire, copier et emporter : un dossier par client, vos façons de faire, vos décisions, qui vous êtes et sur quoi vous travaillez. L’IA part de ce contexte au lieu de repartir de zéro. C’est ce que j’installe, et c’est ce que j’utilise moi-même.
Vous branchez ensuite sur cette mémoire l’IA que vous voulez, ou plusieurs. Moi, j’en ai branché plusieurs. Si vous en changez, la mémoire reste chez vous : vous n’avez pas à tout réexpliquer. Ce que l’IA lit pour vous répondre part tout de même chez son éditeur, c’est un autre sujet, traité dans l’article sur « en local » et « rien ne sort ».
Ce que ça peut changer pour vous
Vous choisissez l’IA qui vous convient le mieux, au prix et à la qualité du moment, et pas celle qui vous connaît déjà. Vous pouvez en essayer une autre sur vos vraies tâches, la garder si elle est meilleure, la quitter sinon, ou en faire travailler plusieurs ensemble sur un même sujet. Ce que vous avez écrit sur vous, vos clients et vos projets reste en place : vous n’avez pas à le refaire.
Les limites
Ce qui se branche dépend de l’outil et de son abonnement : tous ne se connectent pas à tout. On choisit ensemble ce qui convient à vos données. Et une mémoire en fichiers demande un peu de tenue : si personne ne la met à jour, elle finit par ne plus rien dire de juste.
Par où commencer chez vous
Notez ce que vous réexpliquez à chaque nouvelle conversation ou à chaque nouvel outil : qui vous êtes, ce que vous faites, vos projets, vos clients. Cette liste est la première brique d’une mémoire qui vous suit. Je raconte comment je m’en sers dans l’article sur mon assistant.
Questions fréquentes
Peut-on utiliser plusieurs IA avec la même mémoire ?
Oui, tant que la mémoire est faite de fichiers que chaque outil peut lire. Ce qui se branche dépend de l’outil et de son abonnement.
Si vous voulez une mémoire qui vous suive d’une IA à l’autre, voici comment je monte un système.
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