Comptabilité · Gestion · Administration des ventes · Recouvrement
Ce que j'ai automatisé avant que ça s'appelle de l'IA
Pendant dix-sept ans, j'ai travaillé au siège de TotalEnergies, en finance, en commerce et en management.
entreprises suivies en risque client et fournisseur, jusqu'à plusieurs dizaines de millions d'euros d'encours
de la base clients traitée sans intervention humaine
de gain annuel sur la renégociation des charges fournisseurs
sociétés dont j'ai piloté la rentabilité et la santé financière
Une partie de mon travail consistait à suivre le risque client et fournisseur. Plus de 200 000 entreprises dans les portefeuilles, et sur les dossiers les plus importants, des encours de plusieurs dizaines de millions d'euros. Un volume qu'aucune équipe ne traite à la main sans y laisser sa santé.
Nous avons automatisé. Au bout du chemin, 40 % de la base clients était traitée sans intervention humaine. J'ai ensuite piloté la convergence européenne de l'outil de gestion du risque, formation des équipes et des pays comprise.
Voilà pour les chiffres. Ils ne sont pas le plus intéressant.
Le vrai obstacle n'était pas technique
Quand vous annoncez à une équipe qu'une partie de son travail va être faite par une machine, personne ne vous dit non. On vous dit oui, et les dossiers continuent d'arriver par l'ancien chemin. On vous explique que votre cas est particulier. On trouve la seule exception que l'outil ne gère pas, et on en fait la règle.
Ce n'est pas de la mauvaise volonté. C'est quelqu'un qui a passé douze ans à devenir excellent dans un travail, et à qui on annonce que ce travail change.
Sur la convergence européenne, c'était la même chose à une autre échelle. Ce que les équipes des différents pays exprimaient n'était pas un rejet de l'outil. C'était une inquiétude précise, et légitime : est-ce que le système saura gérer nos pratiques, nos exclusions, nos cas complexes, et les points de législation qui ne valent que chez nous ?
Derrière la question, la crainte de perdre en autonomie et en fiabilité. Ce qui a débloqué la situation n'a pas été de les convaincre. Ça a été de leur montrer, point par point, que chacune de ces spécificités était prise en compte.
Dix ans plus tard, les mêmes phrases
C'était il y a une dizaine d'années. J'entends aujourd'hui exactement les mêmes phrases à propos de l'intelligence artificielle.
« Elle ne connaîtra jamais nos particularités. » « Notre cas est trop complexe. » « Sur les exceptions, elle fera n'importe quoi. »
Ce ne sont pas des objections à balayer d'un revers de main. Ce sont les bonnes questions. Elles appellent des réponses précises, et le projet se joue là.
Ce que j'en fais aujourd'hui
Mon dernier poste avant de partir consistait à piloter la rentabilité et la santé financière de plus de 170 sociétés. J'ai passé ces années-là dans les comptes de petites structures.
Je suis aujourd'hui formatrice indépendante et j'interviens auprès des équipes administratives et financières : comptabilité, gestion, administration des ventes, recouvrement.
Ce sont les services que l'intelligence artificielle transforme le plus vite, et ceux à qui personne n'explique rien. Les formations vont au marketing et aux équipes techniques. La comptabilité, elle, découvre les outils par la rumeur et se demande si son poste existera encore dans deux ans.
J'installe les usages concrets, et je m'occupe de ce qui décide réellement du résultat : que l'équipe qui va vivre avec ait envie que ça marche.
Un projet d'automatisation en cours, ou qui n'avance pas ?
Quinze minutes suffisent pour savoir si le blocage est dans l'outil ou dans l'équipe. Le premier échange est gratuit et sans engagement.